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Cahier Croire La paix

Une œuvre de libération

Quand Jésus affirme « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5,9), c’est tout un style de vie auquel il nous convie. Car être artisan, c’est mettre la main à la pâte, c’est se donner du mal, c’est être un « faiseur » de paix. Voilà un vrai chantier, et même un noble chantier ! En savoir plus

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Quand Jésus affirme « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5,9), c’est tout un style de vie auquel il nous convie. Car être artisan, c’est mettre la main à la pâte, c’est se donner du mal, c’est être un « faiseur » de paix. Voilà un vrai chantier, et même un noble chantier ! Cette belle béatitude montre bien que travailler pour la paix est un des attributs fondamentaux de Dieu lui-même, qu’il travaille à la paix comme un artisan, avec habileté et passion, et qu’il nous enjoint de faire de même. Évidemment, on peut se demander si l’homme est à la hauteur. Serions-nous de mauvais artisans ? Sans doute, même s’il est bien dit qu’une force nouvelle nous est donnée pour faire des miracles sur cette terre, en particulier pour faire avancer la paix. Et même une triple paix : avec Dieu, avec les autres et avec soi-même. Mais savons-nous bien l’utiliser ?

Ce Cahier croire ne donne pas de trucs pour faire avancer la paix. En revanche, il est possible de réfléchir aux conditions d’une paix qui commence par la paix intérieure, celle que l’on acquiert au fil des années et qui semble passer par une lente remise en question personnelle, mais aussi par la maturation des Écritures. Combien de héros en auront donné l’exemple ? La non-violence d’un Martin Luther King s’appuyait sur une double injonction divine : aimer ses ennemis, et se battre pour la justice. Il aura mis des années à comprendre que si l’amour nous libère de la violence, il n’est en rien de la soumission. De même pour la jeune Etty Hillesum, qui a dû faire régner la paix aux pires heures du nazisme en se tournant vers les autres avec amour, y compris ses bourreaux. C’est à ce prix que peuvent résonner des paroles de paix et s’ouvrir des négociations. Sans oublier la première des conditions énoncées plus haut : faire la paix avec Dieu, être de son côté, sans faiblir dans l’adversité, conscient que « merveilleusement gardés par des forces bienveillantes, nous attendons sans crainte l’avenir. Dieu est avec nous soir et matin et le sera jusqu’au dernier jour » (Dietrich Bonhoeffer).

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