Les autorités sanitaires françaises ont observé un rebond de coqueluche et de rougeole. Face à cette hausse des cas, les médecins insistent sur l’importance de la vaccination pour prévenir les risques épidémiques. Cependant, beaucoup de parents s’interrogent : est-ce vraiment utile ? Comment va réagir l’enfant ? Réponses dans ce dossier !
Comment fonctionne un vaccin ?
Le principe du vaccin consiste à introduire dans notre corps des bactéries ou des virus rendus inoffensifs. Pour s’en défendre, notre organisme fabrique alors des anticorps, qui vont neutraliser les agents pathogènes. Ainsi, si nous contractons véritablement la maladie, notre système immunitaire, qui a une bonne « mémoire », luttera beaucoup plus efficacement contre ces microbes déjà rencontrés.
Les vaccins sont-ils efficaces ?
Les vaccins sont le meilleur moyen de prévention pour lutter contre les maladies infectieuses graves. Pour certains, l’efficacité est de 100 % et les échecs de vaccination sont quasi inexistants. C’est le cas pour la diphtérie ou le tétanos, par exemple. D’autres vaccins n’empêchent pas de contracter la maladie, mais ils limitent grandement les risques de complications. D’après l’UNICEF, la vaccination sauve 2 à 3 millions de vies par an.
Pourquoi injecter les vaccins si tôt ?
Les anticorps transmis par la mère diminuent au fil des mois : la vaccination prend donc le relais et renforce le système immunitaire fragile de bébé. C’est très important, car certaines maladies (notamment la rougeole, la rubéole ou la coqueluche) peuvent être particulièrement graves chez l’enfant de moins de 2 ans et engendrer de lourdes séquelles. Il faut donc vacciner l’enfant avant qu’il n’attrape un virus, afin que son organisme puisse le combattre correctement.
Comment préparer un tout-petit au vaccin ?
- Parlez à votre enfant, décrivez-lui le déroulement de la vaccination, sans dramatiser (adaptez votre propos selon l’âge).
- Ne dites pas à votre enfant qu’il n’aura pas mal, dites-lui que la sensation désagréable sera de très courte durée.
- Lisez-lui un livre qui traite de la vaccination (pour les plus grands).
Comment apaiser bébé le jour J ?
- Une crème anesthésiante pour application locale peut être proposée par votre médecin pour réduire la douleur liée à la pénétration de l’aiguille.
- Dès 12 mois, le professionnel de santé peut proposer, quelques minutes avant l’injection, une boisson sucrée, qui entraîne la libération de substances antidouleur naturelles dans le cerveau.
- Si vous allaitez, donnez le sein à bébé.
- Distrayez votre enfant avec son doudou, un jouet ou une chanson.
- Gardez bébé dans vos bras pour le rassurer.
- Restez détendu et souriant.
Des effets secondaires sont-ils possibles ?
Bébé peut avoir un peu de fièvre, une petite rougeur ou un gonflement à l’endroit où il a été vacciné et se montrer quelque peu somnolent ou grognon. Toutefois, si la fièvre persiste ou est élevée, n’hésitez pas à contacter votre médecin.
Tous les vaccins sont-ils obligatoires ?
À partir de janvier 2025, 13 injections sont obligatoires*. Le calendrier vaccinal, disponible dans le carnet de santé, précise les maladies concernées et le rythme des injections à respecter. Ces vaccins assurent une immunité collective et sont nécessaires à l’admission de l’enfant en crèche, à la garderie, à l’école… Si bébé n’est pas à jour dans ses vaccinations, une admission provisoire est possible : vous aurez alors trois mois pour le faire vacciner, sans quoi le responsable de la collectivité peut exclure votre enfant.
(* Coqueluche, Hæmophilus influenzæ de type b, hépatite B, méningocoques B et ACWY, pneumocoque, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP).)
Qu’en est-il des vaccins recommandés ?
Ils ne sont pas imposés par la loi, mais fortement préconisés par les autorités de santé pour protéger individuellement les enfants. S’ils restent facultatifs, c’est souvent parce que les maladies visées sont moins contagieuses et présentent un risque collectif plus limité, ou que les vaccins sont encore récents. Mais en cas d’évolution du contexte sanitaire (augmentation des cas, nouvelles données), ces vaccins pourraient devenir obligatoires.
Pourquoi est-ce important de tenir son carnet de vaccination à jour ?
- Pour assurer une protection durable et ne pas oublier les rappels nécessaires à la l’immunité collective.
- Pour aborder sa grossesse sereinement, en limitant les risques de complications (notamment liées à la grippe), et renforcer un système immunitaire plus vulnérable durant cette période.
- Pour transmettre des anticorps à bébé et lui offrir, dès la naissance, une protection temporaire contre certaines maladies, comme la coqueluche.
- Pour éviter les formes graves et les complications que peuvent causer certaines maladies infantiles à l’âge adulte (comme la varicelle ou les oreillons).
- Pour faciliter la prise en charge en cas d’urgence médicale, afin d’éviter les injections inutiles et permettre une prise en charge plus rapide.
- Astuce : Depuis 2022, vous pouvez inscrire les vaccinations en ligne dans votre espace santé : pratique si vous perdez le carnet de santé !
Dossier réalisé par Marie Greco.